BIM et industriels

Lors d’un premier article nous avons déjà évoqué le PPBIM et tiré la sonnette d’alarme pour sensibiliser les industriels, car celle-ci est résolument l’affaire de tous.

En effet, la normalisation de la modélisation des objets pour le BIM Infra n’est pas dans le seul intérêt de l’éditeur de logiciels. Elle apporte une réelle visibilité complémentaire aux industriels d’une part, et se positionne comme une source méthodologique pour l’utilisateur d’autre part.

Le catalogue, levier de visibilité

Notre équipe de rédaction est bien  consciente que d’intégrer les bibliothèques des industriels dans les logiciels métiers est certes un premier pas, mais relève d’autre part d’une vision « court-termiste ». Il faut que les fournisseurs mettent à disposition leur catalogue, pour que les éditeurs puissent y accéder librement.

Malheureusement, si les industriels ne prennent pas conscience de ce point, alors que les éditeurs de logiciels sont  incapables de définir les catalogues à leur place, nous aboutirons à une impasse. Cela sera défavorable pour les fournisseurs et pour les clients, car la maquette BIM ne pourra pas évoluer au niveau de l’Infrastructure et égaler le niveau de détail des maquettes bâtiment.

Pour éclairer notre propos, prenons appui sur des exemples concrets dans le bâtiment.

Velux® ou Grohe®, sont des industriels qui ont compris qu’en mettant leurs catalogues à disposition, compatibles avec les logiciels standards du marché, ils allaient augmenter leur visibilité et l’utilisation de leurs produits au sein des maquettes numériques et donc dans les réalisations.

Autre exemple, un éditeur de logiciel a mis en avant des bibliothèques pour Wavin. Celles-ci ont permis à ses clients de savoir que Wavin proposait effectivement des bassins enterrés avec la solution Q-Bic®. Cela a également poussé  l’éditeur à mettre en place une méthodologie dédiée l’utilisateur, qui peut donc adapter ce produit à son projet. Cela marche dans les 2 sens !

Développer l’accès au catalogue est véritablement une formidable opportunité pour les industriels fournisseurs  pour développer tant la visibilité de leurs produits, que la mise en avant de leur savoir faire.

Quel degré de détail dans la modélisation ?

Il ne faut pas confondre la représentation de l’objet et les caractéristiques de l’objet. En effet, la modélisation idéale doit être un mixte entre les deux. Selon nous, il est indispensable que l’on retrouve l’encombrement et le volume de l’objet. Le degré de détail, quant à lui, doit bien être pris en compte pour ne pas générer de la donnée trop lourde car il n’est pas toujours nécessaire d’aller dans un niveau de détail trop élevé. Dans de nombreux cas, ne garder que l’essentiel dans une maquette numérique est suffisant. En d’autres termes, il est nécessaire d’accepter de simplifier un modèle pour l’adapter aux pratiques des logiciels et aux besoins de l’exploitation.

Par exemple, un bureau d’études positionnera un regard comme un élément unique peu détaillé, alors qu’une entreprise d’exécution aura quant à elle besoin de calepiner ce même regard à l’aide d’éléments issus d’une gamme commerciale.

Le rôle des éditeurs de logiciels  aux côtés des industriels

Les éditeurs sont très sollicités par les utilisateurs qui veulent avoir accès à des catalogues. De leur côté, les industriels souhaitent qu’ils intègrent leurs catalogues gratuitement. Une coordination doit être mise en place et nous savons que cela prendra du temps. Notre objectif,  à travers cet article , est donc de bien expliquer les enjeux et le temps nécessaire à cette mise en place.

Editeurs et industriels préparent le bim activement

Concrètement, côté éditeurs  cela se traduit par l’évolution de leurs modèles. Idéalement, ils souhaiteraient  pouvoir proposer des bibliothèques diverses à leurs clients. Celles-ci pourraient être maintenues par les fournisseurs et les éditeurs pourraient s’y connecter afin de capter l’information. Cependant, pour que cela fonctionne, le travail de mise à jour des données devrait être fait par les industriels qui sont les maîtres de leurs catalogues de produits.

Bien sûr, c’est une vision idéale. Les éditeurs cherchent donc plusieurs solutions, comme avoir des bibliothèques en ligne connectées aux bases de données des fournisseurs. Également, il serait intéressant de savoir si les industriels possèdent des modélisations 3D de leurs objets et s’ils sont capables de leur affecter plusieurs niveaux de détails.

Pourtant, il existe encore une certaine frilosité chez ces acteurs qui voient ici un risque technologique visant leurs savoir-faire et brevets. Les éditeurs quant à eux, pensent au contraire que ce risque n’existe pas puisqu’ils ont uniquement besoin de l’enveloppe et des caractéristiques principales d’un objet. Finalement, la question majeure tourne clairement autour du niveau de détail : quel LOD et pour quelle phase ?

Ce processus de sensibilisation est déjà enclenché dans le monde du bâtiment. Pourtant, malgré une réelle demande des utilisateurs, il semble plus difficile à mettre en place dans l’infrastructure. Mais il ne faut pas perdre l’objectif à plus long terme vers lequel tous souhaitent aller : la détection dès le départ d’un projet d’objets incompatibles afin d’optimiser les comptabilités, les fonctionnements et donc l’exploitation finale. Si actuellement, nous en sommes encore loin, pour autant, des exemples réussis existent déjà.

L’exemple de Wavin et son produit Q-BicQ-BIC Wavin

L’éditeur de logiciels GEOMENSURA a implémenté le catalogue Wavin dans sa solution MENSURA GENIUS, cela permet aux utilisateurs qui le souhaitent de calepiner les réseaux d’eaux pluviales et d’eaux usées (canalisations ou regards). Ils ont également ajouté au catalogue la solution Q-Bic® : des modules empilables en PVC qui permettent de créer des réservoirs sous chaussées. Aussi, les utilisateurs de MENSURA peuvent désormais évaluer la géométrie et l’encombrement de ces bassins SAUL® (Structure alvéolaire ultra-légère) en direct et effectuer une comptabilisation des éléments de calepinage nécessaires pour le stockage. Enfin, ils ont intégré les contraintes géométriques de terrassement requises pour l’implémentation de ces solutions.

Zoom sur les bassins de rétention et infiltration Wavin Q-Bic

La gestion des eaux pluviales nécessite l’installation d’infrastructures adaptées et durables. Wavin propose pour cela ses modules Q-Bic® pour la construction de bassins de rétention enterrés à la taille du projet. Ces bassins SAUL® permettent d’accueillir de grands volumes d’eaux pluviales et d’éviter ainsi les risques d’inondation particulièrement importants lors d’orages par exemple. Leur volume net à long terme est également garanti contrairement à d’autres solutions. Afin de préserver l’état des bassins de rétention enterrés Wavin Q-Bic®, ceux-ci sont facilement inspectables et nettoyables grâce aux méthodes d’hydrocurage.

Cette collaboration réussie entre un industriel et un éditeur de logiciel, permet à Wavin de mettre en avant ses solutions techniques innovantes auprès de l’ensemble des utilisateurs des solutions de l’éditeur de logiciels . Industriels, à vous de jouer.

 

 

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